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qnier, mais en grande partie sur la responsabilité et la conduite irrépro-chable des individus qui occupent les emplois de commis dans les bureau*des compteurs.
Voici la déposition de M. Wilde qui a été employé pendant près detrente ans dans les bureaux de lord Bathust :
■> Le commis du compteur n’a-l-il pas le moyen de falsifier l’entrée d’unpaiementdans ses livres, de manière à ce qu’à la.fin de la journée, ellecoïncide avec le paiement frauduleusement effectué par le commis de labanque? —Il est difficile d’empêcher qu’un homme qui remplit un emploide confiance, ue commette un acte frauduleux, s’il en a la volonté ; mais-si l’un des commis des compteurs se rendait coupable d’un acte sem-blable , son crime ne tarderait pas à être découvert.
» En fait, combien de commis sont habituellement présents pendantle tems où les paiemens s’effectuent? — Quatre.
» Ont-ils le moyen de se contrôler mutuellement, en sorte que l’unpuisse découvrir la fraude commise par uu autre? — Au moyen du con-trôle dont j’ai parlé , il est certain qu’un acte frauduleux commis par unemployé serait promptement découvert.
» Ce contrôle dout vous parler, consiste dans le système décrit dansl'état présenté à la commission. —Précisément. Néanmoins, la garantiela plus puissante contre les actes frauduleux, réside dans le caractèrehonorable des commis employés dans les bureaux des compteurs; car latentation est plus grande dans ces bureaux que partout ailleurs, les fondsétant plus fréquemment à la disposition des commis.
» Sous quel rapport? — Il arrive fréquemment que les fonds sontd’abord payés entre ses mains ; il est censé en être ainsi, bien que , pourfaciliter l’expédition des affaires , ce soit habituellement le commis de la-banque , qui reçoit l’argent.
«Si c’est un- commis de la banque qui reçoit les fonds, commentarrive-t-il qu’ils soient à la disposition des commis des compteurs ? — Ala fin de la journée, le commis de la banque envoie les fonds quil areçus dans le courant du jour, afin qu’ils soient enfermés sous clef dansla caisse du compteur. Ces fonds restent pendant quelque tems sous lagarde du commis du compteur
« Ne les met-on pas dans la caisse ?—Non, on attend que la caissesoit ouverte.
» Quel est l'intervalle qui s’écoule entre le moment où les fouds luisont remis et celui où l’on ouvre la caisse? —-Il s’écoule quelquefois untems considérable , une heure ou deux; d’autres fois , quelques minutesseulement.
Pourquoi cet intervalle? — On ne peut ouvrir la caisse qu’en présencedu secrétaire du bureau des recettes et de 1 auditeur, chacun d eux ayantla garde d’une clef; jusqu’à leur arrivée , l’argent reste entre les mainsdes commis du compteur.
» Entre les mains d’un seul commis ou de tous collectivement? — Detous les commis du bureau collectivement.
« Où déposent-ils cet argent? Ont-ils une caisse à cet effet? — Non,ils le placent sur leur bureau.
» Le laisse-t-on quelquefois à la garde d'un seul commis ? — Cela arrivequelquefois. . .
« En sorte qu’il arrive souvent qu’un seul commis reste dépositaire d unesomme considérable dans l’intervalle qui s’écoule entre le départ ’du