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commis de la banque et l'arrivée des fonctionnaires qui ouvrent la caisse ?— Précisément.
» Et vous considérez comme une preuve de la probilé et de l'intégritédes commis des compteurs, qu’aucune déprédation n’ait été le résultatd’une si grande tentation? — Je n’ai jamais entendu dire que, dans lebureau des compteurs, aucun des commis se soit jamais indûment appro-prié les deniers publics. Il y a d’autres sommes encore qui ne sontconfiées qu’au commis principal; telles sont, par exemple, les épicesretenues aux personnes qui reçoivent à l’Ecbiquier. Ces épices se montentquelquefois à des sommes considérables, qui sont à la disposition ducommis principal jusqu’au moment ou il en effectue le versement à la findu trimestre.
» Comment entendez-vous que cet argent est eu sa possession? Est-cede droit, et en vertu des attributions de son emploi? L’usage qu’il doitfaire de ces sommes lui est-il prescrit? ou ne restent-elles en sa possessionque provisoirement et jusqu’à ce que la garde en soit confiée à la per-sonne compétente?—-Cetargent reste en sa possession depuis le momentoù il le perçoit, jusqu’à celui où il en effectue le versement à la fin dutrimestre.
» Quel peut être le montant de ces sommes? — Elles peuvent quelque-fois s’élever à 1. ao.ooo.
» Et cet argent reste entre les mains des commis des compteurs , de-puis une époque donnée dans un trimestre , jusqu’à son expiration? —Oui.
» N’exige-t-on aucune caution des commis auxquels ces sommes sontconfiées? — Chaque commis donne caution à son sous-compteur.
» A quelle somme s’élèvent ces cautions dont vous parlez?— Elles n’é-galent pas les sommes dont la garde leur est quelquefois confiée.
» C’est donc un acte de confiance de la part du compteur euvers soncommis? — Sans aucun doute. Les sommes dont j’ai parlé n’apparte-naient point à l’Etat. Elles étaient le produit des épices acquittées par lesparticuliers, et appartenaient aux compteurs. A l’époque où les commisdes compteurs étaient dépositaires de sommes aussi fortes, il y avait deuxcompteurs sans traitement fixe, et le montant des épices était beaucoupplus considérable qu’aujourd’hui.
» La même chose n’a donc pas lien pour les épices appartenant à l’Etatet dont le montant est payé aux receveurs des épices? —Non.
» Cet usage n’est donc tout au plus en vigueur, que dans les bureauxde lord Catnden?—Précisément. Ce que j’ai dit ne sc rapporte qu’à cequi avait lieu autrefois.
» Sur le tout, vous pensez pouvoir dire à l'honneur des employés del’Echiquier, que si des déprédations n’ont jamais été commises, c’est àleur probité et à leur intégrité qu’on le doit? — C’est, ainsi que je pense ;et je n'ai pas eu connaissance qu’il ait été jamais commis aucune dépré-dation dans les bureaux des compteurs.
» A quelle somme pensez-vous que puissent s’élever les fonds quirestent entre les mains des commis, delà manière que vous avez décrite,depuis la fin de l’expédition des affaires jusqu’au moment où ces fondssont déposés dans la caisse ? — Cela dépend du montant des sommesreçues dans la journée, et qui peuvent être restées en totalité sous lagarde des commis.