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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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s Cc 3 sommes ne sont-elles pas quelquefois considérables ? — Je les aivu dépasser quelquefois 1 . 1,000,000.

» En quelle nature ces sommes existent-elles? —Aujourd’hui, ellessont en billets de banque.

Soht-elles ordinairement en billets de banque, dont il serait facile de .faire usage, ou en billets annulés, ou en d’antres sortes de papier mon-naie?—Les sommes qui excèdent 1 . 10,000, sont en billets appelés billetsspéciaux.

» Et ces billets spéciaux ne pourraient être d’aucun usage à l’individuqui se les approprierait frauduleusement? —Certainement, non.

» Ainsi, jusqu’à concurrence de 1 . 10,000, en ce qui concerne lessommes qui existent sous cette l'orme, la tentation sc trouve diminuéed’autant ! — Oui.

» Cette tentation «'existe donc que pour les sommes dont la quotité 11es’élève pas à 1 . 10,000 ? — Oui ; toutes les sommes au-dessous de l. 10,000sont en billets de banque ordinaires et négociables.

» En sorte que le commis qui voudrait commettre un acte de dépréda-tion , pourrait réaliser des sommes considérables? — Sans aucundoute. »

M. Penwarue dit : » S’il n’y avait qu’un seul compteur, si les employésde la banque d’Angleterre, venaient a l’Ecliiquier pour y effectuer lesrecettes elles paieinens, comme ils le font par le fait, les alfaires s’expé-dieraient avee une sécurité égale, sinon même plus grande'que mainte-nant; on pourrait s’épargner alors toute la comptabilité tenue par lescompteurs, et une partie de celle des bureaux de l’auditeur, et du secré-taire des recettes. »

La simplification que nous proposons d’introduire dans le mode d’effec-tuer les recettes, en exigeant le paiement de tous les deniers publics à labanque d’Angleterre, au compte de l’Echiquier, ne diminuera en rienles garanties réelles, et épargnera une foule de transferts inutiles etpénibles , sinon même dangereux. Quanta la garantie relative à l’emploides fonds destinés aux services publics, celte garantie , loin de diminuersera considérablement augmentée, en faisant cesser l’usage de laisser despaiemens à la garde de comptables, et au lieu de faire ces paiemens , enadoptant la proposition que nous avons faite d’ouvrir des crédits à labanque.

La plupart des usages actuellement en vigueur à l’Echiquier, remon-tent, comme son origine, à une époque où l’on ignorait entièrement, oupresque entièrement, les facilités et les garanties que l’on possède au-jourd’hui pour le transfert du numéraire; où les banques, les crédits àla banque , les ordres sur les banques et les billets de banque n’existaient,pas, et où le système qui présidait aux rapports financiers était encoregrossier et imparfait. Des contrôles multipliés étaient nécessaires à uneépoque où tous les paiemens étaient faits au peids et à la quantité ;mais ces mêmes contrôles deviennent embarrassants autant qu’inutiles,maintenant que les opérations ont changé de caractère. Dans son origine,l’Echiquier recevait lÿ numéraire, quelquefois au poids ( weight ) etd’autres fois à la quantité ou au compte (taie) ; il avait des ateliers pourfondre et essayer, quand on soupçonnait les espèces données en paie-ment, de contenir plus d’alliage que la loi ne le permettait. Les chiffresromains, étranges, obscurs et incommodes, inapplicables aux plus