sous forme de synchronismes, les annales desautres Etats ; l’attention des enfants, resserréeentre d’étroites limites, ne pourrait plus s’éga-rer, et ils ne feraient plus de ces méprises mon-strueuses qui laissent supposer un manque ab-solu d’instruction ; c’est sur ces idées toutesnouvelles que nous avons réglé notre travail.
On a pensé que l’histoire des Juifs depuis lacréation du monde jusqu’à la prise de Jérusa-lem par les Romains, et celle des Francs depuisleurs premiers établissements dans la Gaulejusqu’à nos jours, nous offraient cette chaîne ,non interrompue, qui relierait entre elles lesannales de tous les peuples ; pour le moyen âgeet les temps modernes, l’histoire de France eslen effet le meilleur terme de comparaison qu’onpuisse adopter ; mais l’histoire des Hébreux neconserve pas une importance égale pendanttoute la durée des temps anciens et nous avons \cru devoir l’interrompre en 536 avant J.-C.,c’est-à-dire au moment où l’édit de Cyrus metfin à la captivité de Babylone.
A partir de cette époque, les Perses et les