88
avec Jallabert, qui ht faire des progrès à l’électricité,avec Cramer, l’éditeur de Newton, avec Mallet et Jean-Louis Pictet, qui allèrent en Sibérie observer le passagede Vénus sur le Soleil, avec Deluc, qui a donné unehistoire du baromètre et du thermomètre.
Dans la philosophie de l’histoire naturelle, les ou-vrages de Charles Bonnet, dont nous parlerons plus endétail dans un autre chapitre, resteront toujours commedes monuments intéressants de l’état de la science. LaContemplation de la nature et les Considérations sur lescorps organisés, envisagés au point de vue littéraireseulement, méritent une mention spéciale. Nous en di-rons autant des ouvrages d’Abraham Tremhley, surtoutde son Histoire des Polypes d'eau douce, qui attesteune si puissante habitude et même le génie de l’obser-vation.
Cette période compte à Genève quelques historiens :P.-H. Mallet, dont les recherches sur les anciens Scan-dinaves et les antiquités du nord ont encore toute leur
serve pas même les égards que la décence impose sur tout sujetgrave. Jusqu’ici il a été heureux, mais j’ai peur qu’il n’y soit enfinpris. Quant à moi, je traiterai avec le plus grand respect les chosesles plus absurdes ; et en parant la statue avec le plus d’art que je lepourrai, j’aurai soin de relever un peu sa robe pour faire voir sespieds d’argile. J’ai quitté mon état, et je suis enfin libre. Vouliez-vous que je fusse éternellement en contradiction avec moi-même?_ »
Le fond de la doctrine de Moullou était que le christianisme,parfait et divin tel que notre Seigneur Jésus-Christ l’avait enseignéet laissé au monde, avait été altéré par saint Paul, puis par saintAugustin. « C’est leur ardent fanatisme, disait-il, qui a semé lesfeux de la persécution qui ont ensuite embrasé l’univers. »