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Etudes sur l'histoire littéraire de la Suisse française : particulièrement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle / par E.-H. Gaullieur
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châtel, avait voyagé en Arabie, dans le Malabar, leMogol, le Bengale, à Java, à Malacca et au cap deBonne-Espérance. B avait rapporté de ses pérégrina-tions beaucoup de science et dexpérience. Il sétaitoccupé des causes de la couleur de la peau des hommesdans les différents climats de la terre, et entre autresde celle des nègres. Ses remarques furent consignéesdans le Journal helvétique et dans des recueils étran-gers. Le premier en Suisse il paraît avoir eu lidée deY hydrothérapie, ou de la guérison des maladies aumoyen de leau pure. Il écrivait en 1770 : « Je recon-nais leau pour le meilleur remède qui soit au monde;mais il nappartient pas aux ignorants de la vraie mé-decine de savoir guérir avec de leau. On va aux sourcesminérales pour se guérir, et plusieurs y réussissent.On a beau dire, leau commune fait les mêmes effets.Je puis le démontrer aux incrédules, en cherchant desmalades abandonnés, dun certain ordre, que je guéri-rai véritablement avec leau pure. Il est vrai quil fautque je laccompagne dun régime convenable, mais quinest guère connu des médecins, car sans ce régimeleau ny ferait rien. Je dis plus : je veux guérir avecleau commune plus de sortes de maladies et en plusgrand nombre que ne font toutes les sources deau mi-nérale de France. Il y a une raison mécanique des effetsde leau, quand on en use avec art, que personne naconnue, mais que je connais et que je veux tenir se-crète. Si on la savait, on aurait un flambeau qui feraitvoir lutilité de leau plus grande quon ne la connaît en