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Fauche-Borel, dans ses Mémoires, dit qu’il était d’uncaractère malfaisant, et qu’il figura comme acteur,étant encore fort jeune, dans l’émeute où fut tué leprocureur-général Gaudot. Ce témoignage mériteraitun plus ample informé. D’autres contemporains nousont dépeint Marat comme aigri par des chagrins pré-coces. Il passa en Angleterre, où il donna des leçonsde français tout en étudiant la médecine. En 1775,il publia un livre en français, intitulé De l’Homme ,ou des principes et des lois de l’influence de l’âmesur le corps, et du corps sur l’âme'. Voltaire enrendit compte dans la Gazette littéraire. Marat donnaensuite des Découvertes sur le feu % faites à la suited’expériences vérifiées par l’Académie des Sciences ;des Recherches physiques sur le feu % des Découvertessur la lumière 11 , des Recherches sur l'électricité *. Cequi prouve que ces ouvrages ne passaient pas inaper-çus, c’est qu’ils furent traduits en allemand par C.-E.Weigel de Leipzig, de 1782 à 1784. En 1787, Marattraduisit en français Y Optique de Newton. Lalande etd’autres savants contestèrent la valeur scientifique desdécouvertes du médecin neuchâtelois, et le traitèrentde charlatan. Il avait obtenu une place de médecin desécuries du comte d’Artois, ce qui prêtait encore auxplaisanteries et aux sarcasmes. A Neuchâtel, le Nou-
1. 3 vol. in-12.
2. 1 vol. in-8°; 1779.
3. 1 vol. in-8»; 1780.
4. Londres, 1782 ; in-8 n .
5. 1782; in-8°,
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