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nuis, il se retira en Angleterre, et de là en Hollande.Après une vie assez misérable, Maubert mourut à Al-tona en 1767. La vie de cet homme de lettres, heureu-sement doué, mais sans cesse malheureux, peut fournirun nouveau chapitre au livre sur les littérateurs peuchanceux (de infortunm litteratorum). Il avait encorecomposé en Suisse un livre intitulé Y Ecole du Gentil-homme, dans lequel il insistait sur les études auxquellesdoit particulièrement se vouer le jeune homme de con-dition noble, qui veut se rendre digne de gouvernerses semblables. L’étude de l’histoire est placée aupremier rang dans ce plan d’éducation. Cette science
personne satisfaite de vos procédés, et qui vous rendra tous lesbons offices qui dépendront d’elle. »
«Enfin, le 22 juillet, JJ. Colini me mandait : « Si vous pouvezvenir ici sur-le-champ, et apporter les papiers que vous savez, vousne serez pas mécontent de votre voyage. »
«Je partis deux jours après pourmon grand voyage d Espagne, etje passai par Genève, où j’allai rendre mes devoirs à M. le premiersyndic Chouet (d’une famille d’imprimeurs connue). Je lui fis partde ce que m’avait écrit Jl. de Voltaire. « Prenez garde, me dit-il,que ce ne soit un piège. Ne vous pressez point de l’aller voir. »Mais M. Colini vint chez moi, me priant de me rendre aux Délices.La curiosité l’emporta sur la prudence. Je fus très-bien reçu parM. de Voltaire, et cette séance finit par un déjeûner avec M M Denis,sa nièce. Jl. de Voltaire fut très-content de tout ce que je lui dissur la prétendue impression du livre qui lui donnait tant d’inquié-tude. 11 m'invita à dîner pour le lendemain, en me priant de luirendre un service en ville, qui concernait ce malheureux manus-crit. Je m’en défendis longtemps, et je m’en chargeai enfin fort im-prudemment. Je vins lui en rendre compte le lendemain, et aprèsm’avoir admis à sa table, il me fit une scène fort désagréable chezlui, se rendit en ville, de là chez le magistrat, qui me fit emprison-ner le soir du même jour, et libérer le lendemain. Jl. Fatio, alors