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à sa place dans un pareil moment. Quand il eut, par soninaction, perdu complètement la situation, le colonelde Weiss écrivit sa justification, son apologie, et il nefit, pour ainsi dire, plus que cela jusqu’à sa fin, qui futmalheureuse.
Le colonel deRoverea, qui commandaitla légion ditefidèle, composée des Yaudois restés attachés au gouver-nement de Berne, a raconté dans un Mémoire écritavec verve et indignation les derniers efforts de Bernepour la défense de l’indépendance helvétique 1 , et lesrésultats désastreux de l’isolement dans lequel ce can-ton fut laissé par ses confédérés. Plus tard, on a eu lesMémoires complets deRoverea. Nous espérons les com-parer un jour avec d’autres écrits inédits émanantaussi de lui.
Au commencement de la révolution française, etlorsque la fièvre n’avait pas encore gagné complètementla Suisse occidentale, il n’avait pas manqué de citoyens,dans le Pays de Vaud et ailleurs, qui s’étaient flattésd’empêcher une catastrophe, et de diriger le mouve-ment dans un sens libéral, mais non révolutionnaire.Un jeune avocat de Grandson, Antoine Miéville, déjàconnu par quelques essais littéraires 2 , dans un livreintitulé la Lanterne magique aristo-démocratique, fé-licitait la Suisse d’être restée jusqu’alors en dehorsdes agitations :
1. Précis de la révolution de la Suisse, de Berne en particulier, par lecolonel Fernaud-Isaac de Roverea, colonel de la légion romande.dite légion fidèle. Berne, 1798; in-8°.
2. Ainsi va le monde, ou les lunettes démon oncle Simon. Lausanne ;in-12.