que maintes négociations diplomatiques. Que d’autresfaits aussi concluants n’aurions-nous pas à citer!...
Si nous voulions examiner de près, et l’un aprèsl’autre, la composition des gouvernements des can-tons de la Suisse française, au commencement du dix-neuvième siècle, nous verrions que les magistrats quiont exercé la plus heureuse influence sur les destinéesde leur patrie, furent essentiellement des magistratslettrés.
Ainsi, les lettres, les sciences et la culture intellec-tuelle ne font pas seulement la joie des individus : ellespréparent encore d’une manière infaillible et certainel’heureux avenir de la patrie, et le bonheur des géné-rations futures.
Arrivé à la fin de notre programme et de la tâcheque nous avons remplie d’une manière sans doute bienimparfaite, mais avec patriotisme et conscience, nousvoulons résumer ce travail en quelques mots :
Oui, la Suisse française possède une littérature, ence sens qu’à toutes les époques de son histoire, depuissa constitution en fraction de nation, elle a eu des au-teurs dont les ouvrages furent plus ou moins le refletde son individualité religieuse et politique. Depuis lestemps de Bonnivard et de Calvin, en passant par ceuxde Turettin, d’Osterwald, de Jean-Jacques Rousseau, deBonnet, de Benjamin Constant, jusqu’à ceux de Sis-mondi, du père Girard, de Yinet, deMonnard, de Vul-liemin et d’Olivier, la Suisse française a constamment