PREMIÈRE LEÇON. 19
Manufacturés, qui sont taxés plus que tout le reste,Payaient alors 5 centimes 1/2. Sur les autres fleuves quicoulent à l’est de la chaîne des Alléghanys, le prix estPlus élevé; M. Stuckl indique, pour l’année 1846 ,do 10 à 15 centimes (1). D’après le même observateur,c’était alors sur le réseau des grands lacs Érié, Onta-rio, Michigan, Huron et Supérieur, de 6 à 8 centimes,c’est-à-dire moins que la moyenne des prix des cheminsdé fer aux États-Unis. Sur les fleuves de l’Ouest, tels quele Mississipi et l’Ohio, M. Stucklé a trouvé les prix auMême point, à très-peu près, où je les avais vus douzea,i s plus tôt.
Quand la navigation est moins commode, soit parceque le courant est très-vif, ce qui contrarie la remonte,soit parce que le chenal n’a pas partout la profondeurque réclament les grands chargements, les prix du trans-port sur les fleuves augmentent ; on vient de le voir parles fleuves qui coulent à l’est des monts Allégbanys, auxÉtats-Unis, et même sur l’Hudson qui laisse à désirer auxapproches d’Albany. Le Rhône, chez nous, en offre unautre exemple.
Sur le Rhône, en 1838, à la descente, on payait letransport en bateau à vapeur à peu près la moitié duPrix du roulage ordinaire, soit 10 centimes par tonne etPar kilomètre, et à la remonte moitié en sus et même20 centimes. Depuis, il y a eu une diminution sensible,s urtout pour le trajet entier entre Lyon et Marseille. A^a remonte entre ces deux villes, ce n’était plus, au mo-Ment où le chemin de fer latéral au fleuve allait êtreachevé, que 7 centimes pour le plus grand nombre desar Ücles les plus communs ; pour les autres, c’était de
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de communication aux États-Unis , étude technique et adminis-
e ’ Par Henri Stucklé, ancien directeur des chemins de fer d’Alsace.' 1841 .