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Leçons / par Michel Chevalier
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VINGT-CINQUIÈME LEÇON. 525

daction tels que les machines, les appareils et les ré-actifs qui accroîtraient la fécondité du travail national.A légard du bas prix, il est évident quil y est défavo-rable : il est institué pour lempêcher.

Je pourrais vous faire observer aussi qu'il est contraireà la liberté du travail, qui elle-même est bien reconnuepour une des causes efficientes du bon marché. On nesaurait dire que le travail est libre quand il est entravéou paralysé dans ses efforts à leffet de se procurer soitdes matières premières, soit des machines, soit desréactifs, soit des articles à demi fabriqués, tels que desfils de coton ou des calicots écrus quon introduiraitpour leur donner une façon nouvelle. Le système nestpas moins contraire à la liberté du consommateur, etpar encore il est visiblement en opposition avec lebon marché. Il est en désaccord flagrant avec les règlesdune bonne justice distributive et avec le principe delégalité devant la loi : la suppression de la concurrenceétrangère en effet, en faisant payer, dans un grandnombre de cas, les marchandises plus cher, oblige ainsile consommateur à servir, sous la forme de supplémentde prix, une redevance aux chefs dindustrie ; cest mêmece qui arrive nécessairement, à moins que la concurrenceintérieure ne soit assez active pour abaisser les prix aumême niveau que de lautre côté des fr ontières ; on verra,dans le cours des observations qui vont suivre, que laconcurrence intérieure, lorsquelle est abandonnée à sonseul aiguillon, peut être amortie de plus dune façon,et dans beaucoup de cas en effet elle subit ce sort fâ-cheux. Or, comment concilier avec léquité et avec leprincipe sacré de légalité devant la loi ce fait quuneclasse de citoyens perçoive ainsi un tribut sur la nation ?

On aperçoit tout de suite que ce système a été in-venté par des manufacturiers à leur propre usage ; et je