OBSERVATIONS
d’un examen approfondi de la part d’un conseil privé ,composé d’hommes éclairés et habiles \ Il est certaine-ment le meilleur possible dans la pensée de ces con-seillers , qui savent très bien qu’il sera exposé h la cen-sure publique, et qu’il doit passer par de nouveauxcreusets.
Ordinairement donc il est digne d’approbation; etj’avoue, pour mon compte, que souvent à la premièrelecture j’ai trouvé bons le plus grand nombre de cesprojets.
Qu’on voie ensuite quelqu’un de ces projets mis en
n’y en a pas un autre , que je sache , dans l’ancien hémisphère,où les théories (dès qu’elles sont un peu éprouvées et recon-nues justes) marchent si bien d’accord avec la pratique , et pro-duisent une meilleure harmonie dans le corps politique.
Genève jouit encore du code civil français, à peu de modifica-tions prés ; et , à dire le vrai, où en a-t-il paru jusqu’à pré-sent un meilleur, pris dans son ensemble, même parmi les in-nombrables projets qu’on a faits à son imitation ? Elle a depuispeu un code de proce'durc civile national qui me paraît excel-lent. On y mûrit un code pe'nal, dont le projet, déjà imprimé,est très bien pensé. Bientôt elle aura une maison de correction.Genève , enfin , tend sans cesse à la perfection sociale.
’ Us doivent l’être de nécessité à côté d’une assemblée de dé-putés. Au contraire , dans une monarchie pure , beaucoup plusfacilement il peut s’y glisser et même se succéder des minis-tres et des conseillers peu habiles : car ils ne sont jamais oupresque jamais contredits. Et d’ailleurs où se manifestent mieuxles talents pour le choix et des ministres et des conseillers quedans de pareilles assemblées? Voilà un second motif qui confir-merait le vœu dont j’ai parlé ci-dessus, s’il m’était permis dein’y arrêter; mais je sens les raisons graves qui s’y opposent.