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Observations sur le régime hypothécaire établi dans le royaume de Sardaigne / par Ferdinand dal Pozzo
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MOTIFS F,T PRINCIPES

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sonl très lumineusement établies. Ce ncsl pas quellessoient moins intelligibles pour le commun des hom-mes ; je dirais même quelles le sont davantage , dumoins en grande partie, et peut-être surtout les plusimportantes : mais lintérêt dun petit nombre d'hom-mes ayant en leurs mains, eu le pouvoir, ou le crédit ,ainsi que les habitudes, lignorance , et des préjugés lon-guement nourris, sy opposent avec une grande, force.

Lédit de 1771 sur les lettres de ratification, qui suc-céda aux décrets volontaires ', fut une de ces amélio-rations partielles et imparfaites que le pouvoir concèdequelquefois , sans sortir cependant de lornière desanciennes méthodes. Lobtention de ces lettres mettaitun acquéreur à même de connaître les charges dont le

> Yoici lorigine des décrets volontaires et des lettres deratification.

Le de'cret force' était lexpropriation dun débiteur par la jus-tice. A loccasion de lexpropriation, tous les créanciers hypo-thécaires étaient appelés à faire leurs oppositions à la distribu-tion du prix. Le décret forcé affranchissait les biens adjugés deshypothèques en favenrdesqnellcsil ny availpas eu dopposition.

Pour la sûreté de ceux qui avaient acquis des biens par ventevolontaire , on avait introduit lusage des décrets volontaires,et on y observait la même forme. Les créanciers hypothécairesantérieurs à la vente étaient obligés , sous peine de déchéance ,de mettre leurs créances à découvert. Le prix était alors dis-tribué suivant lantériorité ou le privilège de chacun deux.

Les frais de ces décrets volontaires étaient énormes : ils lélaient encore davantage sil y avait Surenchère.

Les lettres de ratification avaient simplifié et amélioré laprocédure , mais ecs deux mesures étaient également insuffl-antes.