»ll SYSTÈME HYPOTHÉCAIRE, /p
Lien acquis était grevé ; mais les contractants n avaientaucun moyeu de connaître d’avance leur état, et c’està quoi devait conduire un bon système hypothécairefondé sur la spécialité et la publicité , et tel qu on 1 ima-gina dans la suite , lorsque les différentes assemblées lé-gislatives de France s’occupèrent de celte partie de lalégislation.
Pourquoi faut-il le funeste secours des révolutions pourextirper certains abus , et pour changer totalement cer-taines institutions qui ne conviennent plus? Triste vé-rité qu’il faut toutefois reconnaître! Il est à regretterque les gouvernements établis s’obstinent quelquefois àrepousser des innovations reconnues justes et bonnes, eten conséquence vivement désirées. En vain espèrent-ilspouvoir éluder de satisfaire à ces désirs avec des promes-ses , ou avec des apparences , ou avec seulement de lé-gères concessions. Les peuples policés, affan. és de bon-heur, éprouvent quelquefois , pour les institi lions qu’ilscroient leur convenir, une avidité qui les pousse à uneviolence toujours condamnable , mais qu’on aurait puéviter facilement en s’accommodant au noiml état, auxnouveaux besoins de la société. Il y a eu c/es ministreset des princes qui ont su faire eux-mêmes les révolutionsconvenables ; et alors il est clair qu’il n’en arrive plusdans le peuple , parce qu’il n’y a plus d’intérêt.
La France donc , au moment de la révolution , enétait h ses lettres de ratification ; comme en Piémont ,0,1 en était aux instances générales de discussion , auxjugements de criées , et à d’autres procédures de ce genre,moyens tous très imparfaits pour la sûreté des conlractans,