MOTIFS ET T R INCITES
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abandonner le reste des conventions à lp vigilance descitoyens et au crédit personnel qui s’établit même entreceux qui ne sont pas négociants, lorsque la législationne favorise pas la mauvaise loi ; lorsque l’administrationde la justice, prompte et rapide, fait rendre h chacunson droit ; lorsque ce droit est clair pour tout le monde,fondé sur des codes bien rédigés dans la langue et dansle style que tout le monde entend , et que ces codessont adaptés aux usages modernes et dégagés de toutesles formules qui ont vieilli.
Il n’y a pas de doute que, dès que l’on a et de bonneslois et de bons tribunaux, la chicane, les tromperies etl’artifice , n’ayant presque plus de prise , ne pouvant plusse flatter d’une longue durée , deviennent aussi beaucoupplus rares; les conventions se font plus en connaissancede cause et avec plus de prudence , et les particuliers ontplus d’intérêt à les observer qu’à les violer.
Il n’est pas nécessaire que le législateur à tout momentsoit là , une hypothèque ou un privilège à la main, pourvenir au secours de tout citoyen qui a une créance ouune affaire quelconque, et pour garantir l’exécution detout contrat.
Comment font tant de pays où il n’y a presque pasde biens-fonds? Il s’établit entre leurs habitants, mêmepour affaires étrangères au négoce, un crédit person-nel qui est l’âme de tous les engagements.
Qu’est-il donc besoin de celle foule d’hypolhèquesqui , ainsi prodiguées, ne présentent plus celte sécuritétoute particulière qui en a fait introduire l’usage? L’uti-lité de l’hypothèque, dans un pays riche en immeubles