SUR LES GRISONS.
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de la table de la communion pour chanter en choeurdes cantiques avant et après le service divin, sont lesseules qui m’aient paru dignes d’être rapportées.
La pêche et la chasse sont abondantes dans cettevallée ; chaque paysan a le droit de prendre le gibieret le poisson de toutes les manières dont il le juge àpropos, mais il n’use guère de ce droit et lui préfèreses occupations champêtres. Il y a beaucoup de cha-mois sur les hautes montagnes : les aigles, les geli-nottes , les perdrix blanches, les faisans y sont com-muns; les loups, au contraire, y sont très-rares, n’yséjournent jamais et n’y font point leurs petits : on n’enrencontre que quelques individus, qui, forcés par leschasseurs de la Valteline, traversent les monts pourchercher un asile momentané dans cette vallée soli-taire. Les ours sont poursuivis avec tant d’activitéqu’ils sont presque détruits, et la communauté donneune récompense à celui qui en a tué un. La chassela plus ordinaire est celle de la marmotte et du lièvre,surtout du lièvre blanc.
On me permettra une petite digression sur cettedernière espèce d’animal. Il y a certainement des liè-vres ordinaires qui deviennent blancs pendant l’hiver,mais il y a aussi une espèce particulière de lièvres quisont tels toute l’année; ceux-ci sont d’une blancheurplus éblouissante, ils ont des moustaches; leurs jam-bes de derrière sont plus longues et plus recourbéesque celles du lièvre ordinaire ; ils habitent l’été sur leshautes montagnes, et n’en descendent que lorsque larigueur de la saison les en chasse. S’ils ne se terrent