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NOTICE BIOGRAl'HlOl E
Scs premières études se firent dons l’université deBAle, et s’il y trouva de bons maîtres, ceux-ci purentdire qu’ils trouvèrent un excellent disciple : il n’avaitpas quinze ans qu’il traita avec distinction dans unepromotion académique cette question peu connue :« Que doit-on penser d’une loi des Thébains, qui, au» rapport d’Aristote, éloignait des affaires de la répu-» blique tout homme qui depuis dix ans au moins ne» s’était pas abstenu de toute occupation mercantile?.. »problème d’autant plus délicat à résoudre, que c’étaitau milieu de la ville la plus commerçante de la Suissequ’il devait parler, et cela à un Age où l’on connaîtencore peu fart des ménagements.
Quand Weiss eut jeté le vrai fondement de toutesaine science, par l’étude approfondie des humanités,il entra dans la carrière épineuse du droit ; mais il ymarcha en philosophe : il en chercha les sources dansla nature et les abus dans les livres. Il vit que les an-ciens législateurs travaillaient à former les hommespour les lois, tandis que les modernes font les lois poul-ies hommes : en comparant les codes des nations, ilremarqua que chez les peuples simples on suppléaitau petit nombre des lois par les mœurs ; tandis quechez les peuples corrompus on croit suppléer au man-que de mœurs par le grand nombre de lois. — Cicé-ron , son premier professeur, comme il aimait à l’ap-peler, lui avait appris que les deux grands liens de lasociété sont la raison et l’art de la parole (ratio et or'atioj:il cultiva l’un et perfectionna l’autre avec soin ; maisde manière que ses expressions tirassent plutôt leur