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SEPTIÈME DISCOURS D’OUVERTURE.
narchie et le gouvernement absolu, et à n’être délivréde l’un de ces jougs que pour courber misérablementle front sous l’autre.
La civilisation moderne, pour accomplir cette labo-rieuse tâche, a des ressources dont manquait tout ce quil’a précédée, et qui sont propres à inspirer de l’assurance.C’est ainsi qu’elle se présente dans la carrière avec lesentiment chrétien d’une large solidarité, dont une édu-cation de dix-huit siècles a dû imprégner tous les cœurs.Dans la plupart des grands États, les idées de justice serévèlent, en politique, par l’égalité civile substituée auxnombreuses inégalités qu’autrefois consacrait la loi. Soustoutes ces influences, la notion des droits et des de-voirs réciproques s’est épurée et est devenue de plusen plus favorable aux classes déshéritées, et ces classesau surplus sont investies dans l’État d’une puissancequ’elles n’ignorent pas, et qui rend impossibles à leurégard l’oppression et l’injustice. Et puis, indépendam-ment de tous ces mobiles, sous l’impulsion desquels ilest impossible que l’accroissement de la richesse géné-rale ne tourne pas au profit des classes souffrantes, dansune proportion qui corresponde à ce qu’elles aurontmérité, la civilisation moderne a un arsenal toujourscroissant de découvertes qui multiplient la puissancecréatrice de l’industrie ; enfin, elle a un approvisionne-ment chaque jour plus considérable de capitaux pourmettre ces découvertes en action et leur faire engendrerdes produits.
Qu’est-ce à dire? sinon que la part de produits desti-née à chacun des membres de la société doit augmenterchaque jour, à la condition cependant que les massespopulaires aient soin de ne pas se multiplier au delà del’accroissement possible des moyens de travail et. d’exis-tence, et qu’au contraire leur nombre, tout en grossis-