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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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NEUVIÈME DISCOURS D’OUVERTURE.

sortit du paradis terrestre pour entrer dans la demeureoù nous vivons après lui : Tu travailleras à la sueur deton front.

Il y a sous cette simple formule de la Bible un ensei-gnement de la moralité la plus vaste. Elle. signifie eneffet : Tu achèteras par des efforts l’accomplissement desdestinées que je te réserve ; si mon indulgence permet àtes descendants de jouir de quelques biens, d’avoir de lasanté, de la richesse , du bonheur, ce ne sera qu’autantqu’il y aura eu parmi eux du travail, beaucoup de tra-vail, un travail incessant sur le monde dont je les en-toure, et sur eux-mêmes ; l’effort sur soi et en dehors desoi sera la loi permanente, la loi absolue du genre hu-main ; pour que tu ne l’oublies jamais, j’attacherai à tesflancs un aiguillon qui te le rappellera sans cesse :ce sera la faim , le besoin ; à défaut du besoin, ce serale cri de ta conscience soulevée contre ta propre indi-gnité.

Dans cet arrêt signifié à notre premier père, est indi-quée une des conditions fondamentales de l’existencedu genre humain, un des grands mobiles de notre ac-tivité en ce monde, la loi de la responsabilité humaine :notre destinée est toujours plus ou moins notre ou-vrage, le fruit de notre labeur personnel, dans quelquerang que nous soyons nés ; nous en avons la charge,et c’est pour cela que nous en recueillons les joies, quandelle en est semée.

Quand des hommes ardents cherchaient le secret defaire de toutes pièces de l’or, c’est-à-dire ce qu’ils sup-posaient devoir donner au genre humain la richesse sanslabeur, ils contrevenaient à la volonté de la Providence,ils tentaient d’enfreindre la loi de la responsabilité hu-maine. Quand ils étaient en quête de la panacée, c’est-à-dire d’un remède qui guérît tous les maux, qui assurât