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COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.
Elle marche, comme toutes les affaires de ce monde,par soubresauts, et plus d’une fois le navire a penché àl’extrême d’un côté, sauf, quelque temps après, à incli-ner excessivement du bord opposé. Cependant les in-térêts sociaux, par leur masse, offrent une telle résistanceau mouvement, toute société qui a de la vie gravite avecune telle puissance vers une situation d’équilibre, qu’ensomme, il y a lieu de le déclarer à l’honneur de la civili-sation, jusqu’ici les modifications qu’a subies effective-ment l’organisation sociale, ont en masse mérité etobtenq la sanction de la raison et de la morale. A propre-ment parler, il n’y a point été introduit de principesnouveaux. Ce qu’on y a fait s’est borné à donner plusd’extension à des principes anciens comme le monde,qui étaient connus et pratiqués, dans une certaine me-sure, depuis l’origine des sociétés, parce qu’ils découlentde la nature humaine, telle que Dieu l’a faite.
La politique proprement dite, qui certainement n’estpas indifférente au bien-être des hommes, mais dontl’état social corrige puissamment les imperfections, a étélivrée aux orages des passions. Le sophisme et la folie yont eu plus d’une fois l’empire. Jusqu’au moment actuel,la société, par une force providentielle trop peu comptéedans les calculs des penseurs, je veux dire par l’inertieou la routine, a résisté aux changements insensés ou cou-pables que quelques téméraires ont voulu lui imposer.Malgré de formidables assauts, par un invincible instinctde conservation, elle n’a guère laissé introduire dansle corps de la place que ce qui était vrai. Elle ne s’estassimilé des nouveautés que ce qui était conforme à l’hy-giène sociale. Ce qui était faux ou dangereux est resté àl’écart, comme une dépouille empestée. Cette expé-rience acquise doit nous rassurer, Messieurs, au sujetdes innovations qui se sont produites dans ces der-