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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,plus forts ou plus nombreux qu’elle noue entre les dif-férentes parties de la société, soit par les facilités oul’impulsion qu’elle donne à l’esprit d’association, soitpar la fécondité qu’elle lui communique ; ou encorequ’elle provoque l’expansion des classes ou des nationsles unes vers les autres. Elle ne mérite pas d’être qua-lifiée de progrès si elle ne satisfait pas à ces conditions.
Arrivons maintenant à la notion du progrès dansl’ordre des faits économiques.
La science que je suis chargé de professer ici n’em-brasse dans son domaine qu’une série bien délimitéeparmi les phénomènes sociaux, à savoir, les transactionsqui consistent à acheter et à vendre, ou, pour dire la mêmechose autrement, les services que les hommes se rendententre eux lorsque ces services donnent lieu à une rétribu-tion exprimée ou pouvant s’exprimer en argent. Le nom-bre de ces transactions ou de ces services estextrêmementgrand, et le devient chaque jour davantage pour deux mo-tifs : premièrement, les besoins de l’homme se multiplientexactement en raison du développement qu’acquièrentses facultés ; secondement, la spécialité s’introduit deplus en plus dans les labeurs des hommes, au grandavantage de la société. De cette manière, chacun a deplus en plus recours aux autres, en même temps qu’ilfournit lui-même un contingent de plus en plus consi-dérable. Mais peu importe, pour ce que j’ai à vous direen ce moment, que le domaine de l’écpnomie politiquesoit plus ou moins vaste. Elle est une des sciences so-ciales ; cela suffit pour que le progrès humain, dansl’ordre spécial des faits qui relèvent d’elle, ait le mêmeprincipe que le progrès général dont je viens de vousparler, soit subordonné aux mêmes causes et se trouveabsolument impliqué parla formule générale que je vousai présentée.