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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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DOUZIÈME DISCOURS D’OUVERTURE.

funeste au progrès de la civilisation en général, au pro-grès industriel en particulier. Tous les peuples sont unemême famille, nous dit la religion. La politique proclameà son tour que toute nation qui, contrevenant à ce pré-cepte divin, s’isole et se replie sur elle-même, est assu-réede consommer sa propre décadence. A quoi l’économiepolitique ajoute : Cette même nation se suscite par celamême une cause d’infériorité industrielle et de pau-vreté.

L’Exposition universelle de Londres mettait en reliefde plus d’une façon cette pensée salutaire, que les nationsdésormais tendront très-énergiquement à l’union, quela politique de la paix et de l’harmonie des peuples estdigne de toutes les préférences. Elle prouvait que l’Eu-rope occidentale, je ne dis pas assez, toute la civilisationoccidentale, depuis le fond de la Russie jusques auxlimites les plus reculées des États-Unis, n’est déjà plus,à proprement parler, qu’une vaste communauté indus-trielle, malgré le caractère restrictif qu’une époque deguerre acharnée imprima provisoirement, il y a unecinquantaine d’années, à la législation commerciale, etmalgré le succès avec lequel un certain nombre d’inté-rêts particuliers se sont appliqués, dans les différentsÉtats, à maintenir en totalité ou en partie les dispositionsadoptées alors comme passagères, pour l’isolement despeuples. Au moins peut-on dire que l’industrie, dans savariété infinie, est une dans tout l’espace occupé par lacivilisation occidentale.

Elle a les mêmes hases, car elle procède partout desmêmes sciences. Elle emploie les mêmes forces de lanature soumises à nos desseins par les mêmes moyens,car ce sont les sciences d’application cultivées en com-mun qui lui ont procuré et la connaissance de ces forceset le moyen de les asservir. Partout dans les contrées où