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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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309
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PREMIÈRE LEÇON. 309

un peu aisé qui n’ait à son service au moins deux es-couades d’indiens dont l’unique destination sur la terreest de le porter en palanquin. En Chine, la plupart destransports se font de même à dos d’hommes, exceptédans quelques directions où l’on trouve des canaux. Ala fin du dernier siècle — l’époque est récente, surtoutquand il s’agit de la Chine — les Hollandais envoyèrentune ambassade à Pékin. L’ambassadeur voyageait sansfaste, avec la simplicité hollandaise. Il n’en fallut pasmoins, pour porter ses modestes bagages et les présentsque sa cour envoyait au céleste empereur, plus d’hommesqu’on n’en compte dans un régiment de ligne aucomplet.

Lorsque Fernand Cortez, pendant la conquête duMexique, voulut faire le siège de Mexico, il commençapar cerner la ville, et comme elle était bâtie au milieud’un lac, il fit construire à cet effet une grande quantitéde bateaux. Le bois nécessaire à cette flotte fut pris dansune forêt voisine; mais on ne trouvait pas, au Mexique,de bœufs ni de chevaux, il fallut transporter le tout àdos d’hommes. Les historiens de la prise de Mexico ra-content que cinquante mille Indiens auxiliaires y furentoccupés. C’est une besogne que deux ou trois centshommes auraient pu accomplir aisément avec l’aide dequatre ou cinq cents chevaux, après qu’on aurait tracédes chemins grossiers en comparaison de nos routes.

Je termine, Messieurs. J’avais dit que les progrès dela civilisation et de la liberté étaient liés aux progrès del’industrie. J’ai interrogé les faits : les faits ont confirmécette assertion avec l’irrécusable autorité de leur témoi-gnage. Mais n’ai-je pas cédé à un scrupule de mon espriten cherchant des preuves à une vérité si claire ? Quandl’homme découvre un métal et qu’il parvient à l’appli-quer à son service, ce qui a été quelquefois bien long-