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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

de l’antiquité, puisque ce n’est qu’à cette époque qu’on acommencé à travailler passablement le fer) et même pen-dant le moyen âge, la quantité de fer correspondant autravail d’un homme était fort bornée. Dans ce temps-là,les maîtres de forges n’étaient pas les hauts et puissantsseigneurs que nous voyons aujourd’hui. C’étaient depauvres hères qui allaient par monts et par vaux, por-tant sur le dos un marteau et quelques outres danslesquelles ils tenaient, comme Éole, lèvent enfermé pourle décharger dans leurs foyers. Nous pouvons aisémentapprécier ce que devait être alors cette industrie , par ceque nous savons qu’elle fut à une époque moins reculée.Dans nos Pyrénées, où le mode ancien de fabrication s’estconservé en s’améliorant, on retrouve encore, en remon-tant à la naissance des vallées, quelques-unes des forgesqui étaient en feu il y a cinq ou six cents ans. On saitd’ailleurs par des documents authentiques quelle étaitalors la production d’une forge, et combien d’hommeselle occupait. On peut estimer que la quantité de ferqui répondait au travail d’un homme dans ces forges étaitd’environ 4 ou 5, tout au plus 6 kilog. par jour.

Depuis lors les choses ont changé. La métallurgie, autemps de la Renaissance, a radicalement transformé sesprocédés. Au lieu de ces petits foyers dont nous retrou-vons les vestiges dans les Pyrénées, on a bâti des hauts-fourneaux, hauts en effet comme de grands édifices. Ceshauts-fourneaux font chaque jour de 3,000 à 5,000 kil.de fonte, quand ils sont alimentés par du charbon debois ; 15,000 et même 20 et 25,000 kilog. avec ducoke : cette fonte est ensuite convertie en fer malléablepar l’affinage, et l’on peut évaluer à 150 kilog. de fer aumoins le produit moyen de la journée d’un ouvrier.

Si l’on compare entre eux le chiffre de 5 ou 6 kilog. etcelui de 150, qui représentent, à quelques siècles de dis-