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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,rie, c’est-à-dire de bœuf, veau, vache et mouton (1). En1836, la consommation par tête était tombée à 49 kilog.,ce qui serait une réduction d’un tiers.
Il est donc impossible de ne pas prendre en grandeconsidération les relevés publiés par M. le Ministre ducommerce, et de ne pas les tenir pour exacts en ce quiconcerne une partie importante de la population, cellequi est réunie dans les grandes villes. Il paraît bien cer-tain que la consommation de la volaille, du poisson et dela viande de porc a éprouvé une augmentation, mais cetaccroissement est loin de compenser la réduction de laconsommation en viande de boucherie, non-seulementau point de vue de la quantité, mais aussi au point devue de la qualité, car celle-ci est justement consi-dérée comme un aliment plus substantiel. Si de cesfaits il fallait nécessairement conclure que la pro-duction du bétail ait diminué en France, ou, pour re-courir aux termes dont je me suis servi en posant laquestion qui fait l’objet de cette leçon, qu’à l’égard dubétail notre puissance productive soit en décadence, ceserait hautement à déplorer pour la santé publique. Ceserait en outre, un malheur pour l’industrie nationaleet la richesse du pays, car ce serait pour nous unecause d’infériorité dans le travail. Il est constant que lapopulation ouvrière fait jusqu’à un certain point plus oumoins de besogne, suivant la proportion de viande quientre dans son alimentation. Tous les observateurs atten-
(1) Les issues qui font à peu près 2 kilog. par tête d’habitant sont com-prises dans ces quantités. Il faut remarquer que depuis 1789 la con-sommation du porc, du poisson et de la volaille s’est étendue dansParis. Toutefois, cette extension est bien loin de compenser la réductionde la consommation de la viande de boucherie. La moyenne des neufannées, de 1841 à 1849, donne pour !a consommation totale par tête enporc, marée, volaille et gibier, 18 kilog. 638 grammes.
(Note de la présente édition.)