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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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342 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

le cultivateur français dispose d’autant de terrain que

l’anglais.

Je ne vous aurais présenté qu’une esquisse trop in-complète de la question agricole qui nous occupe en cemoment, si je n’ajoutais que, à côté des relevés statis-tiques signalant une diminution de la production dubétail en France, il en est d’autres qui autoriseraient l’o-pinion opposée. Dans un bon nombre de départements,la production constatée du bétail augmente bien plusque la population et suit un mouvement ascendant aussimarqué que celui dont se glorifie l’Angleterre elle-même.C’est ce qui ressort, par exemple, d’un mémoire dûaux consciencieuses recherches de M. H. Passy, sur ledépartement de l’Eure.

L’auteur a pris pour point de comparaison les an-nées 1800 et 1837 (1). Voici quelques-uns des résultatsfournis par ce rapprochement :

Il y avait dans le département de l’Eure :

En 1800.

Chevaux. 29,533

Bêtes à cornes.. 50,809Bêtes à laine... 205,111

En 1837. Accroissement.51,151 173 pour 100

105,745 208 — 100

511,390 249 — 100

Je ne vous dissimulerai pas que, tout considéré, j’in-cline à donner plus de confiance aux relevés qui signa-lent l’accroissement de la production qu’à ceux d’oùl’on a conclu la diminution de la consommation moyenne,et par suite celle de la production même. Je tiens pourincontestable l’abaissement de la consommation moyennedans les grandes villes, et notamment à Paris ; mais j’es-time que la moyenne générale a pu s’accroître par l’élé-vation de la consommation dans les villages et dans lescampagnes. Autrefois, il y a peu d’années encore, il y

(i) Il est digne d’attention que de 1800 à 1837, la population de l’Eurea très-peu augmenté, de cinq pour cent seulement.