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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,se trouveraient bientôt privés d’emploi et de subsistance.L’esprit s’épouvante de l’idée d’une aussi immense cala-mité.

Je me propose d’examiner aujourd’hui par quelsmoyens on a cherché à remédier au manque d’ouvrage,qui peut être le résultat des inventions mécaniques,mais qui peut aussi avoir d’autres origines.

Dans ce dessein, c’est l’Angleterre qu’il faut consulteren premier lieu. Vous connaissez les motifs de cette pré-férence : l’Angleterre est la nation la plus manufactu-rière du globe. C’est aussi le pays où la mécanique,provoquée par l’abondance des capitaux et la vivacité dela concurrence, a pris et prend journellement les dé-veloppements les plus rapides.

La plus considérable des industries de la Grande-Bre-tagne est celle des cotonnades. C’est par là que nousprocéderons à notre examen.

Cette industrie se compose de deux branches princi-pales : la filature et le tissage. Le travail de la filatureest fait entièrement par des machines ; mais il en est au-trement du tissage. Une partie des étoffes de coton quise manufacturent dans la Grande-Bretagne est tissée à lamécanique; une autre partie, fort considérable, est fabri-quée par des tisserands à la main (hand loom weavers ). Lacondition des ouvriers livrés à ce dernier métier est desplus déplorables : c’est dans des caves humides qu’ilstravaillent; l’humidité paraît être une condition né-cessaire du bon tissage. Pour tout dire en un mot,leur salaire n’est souvent que le quart ou le cinquièmede celui des ouvriers des ateliers à la mécanique. Lesmétiers à tisser mécaniques sont aujourd’hui non-seule-ment inventés, mais portés à une grande perfection etchaque jour ils se répandent. Il semble que les métiersà main devraient disparaître ; il n’en est rien, le nom-