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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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DIXIÈME LEÇON. 469

des chemins de fer comme d’un moyen de transporter lesmarchandises, avaient adopté la pensée, que personnen’avait eue auparavant, d’en faire de très-grandes lignes,et c’est un pressentiment de l’avenir qui fait beaucoupd’honneur à leur jugement. En m’exprimant ainsi je faisallusion aux entreprises de deux États, celui de Pennsyl-vanie, et surtout celui de Maryland. Le premier interca-lait dans sa grande ligne de communication, destinéeavant tout aux marchandises, et qui porte le nom ducanal de Pennsylvanie, deux tronçons de chemins de fer,l’un, de 134 kilomètres, de Philadelphie à Columbia,dans la vallée de la Susquehannah (Columbia Railroad ),l’autre franchissant la crête des Alléghanys (Portage Rail-road). L’État de Maryland faisait plus, c’est un cheminde fer continu de 543 kilomètres qu’il autorisait et qu’ilencourageait de ses deniers , entre Baltimore , sa villeprincipale, et les bords de l’Ohio. La législature de laPennsylvanie décréta le chemin de fer de Columbia endécembre 1827, et elle mit celui du Portage à l’étudeun an après. Le chemin de fer de Baltimore à l’Ohiooccupait vivement les habitants du Maryland , et surtoutceux de sa métropole, dès le commencement de 1827, etles travaux y commencèrent en 1828, le 4 juillet, datequi est célèbre dans l’histoire politique des États-Unis,et qui a reçu un nouveau lustre par le soin qu’ont pris laplupart des États et des grandes compagnies de travauxpublics de donner ce jour-là leur premier coup de pioche.

Mise au jour depuis lors, la locomotive s’est succes-sivement perfectionnée et fortifiée. C’est aujourd’huiun appareil d’une grande puissance. L’adhérence con-sidérable sur les rails, que lui procure le poids auquel onl’a graduellement portée, au moyen de quelques dispo-sitions mécaniques, parmi lesquelles nous avons signaléle eouplement des roues, lui permet de tirer après elle