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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
rayon. Mais je pense que le mode d’exécution des voiesferrées doit être proportionné à la grandeur du capitalque la Société peut raisonnablement y appliquer, et qu’ilest plus conforme aux convenances de la génération pré-sente et aux intérêts de l’avenir d’avoir deux chemins defer un peu éloignés de la perfection absolue qu’un seulqui soit parfait. Voilà pourquoi il me semble inoppor-
le fer est à bien plus haut pris qu’en Angleterre. En Angleterre celleobjection n’existerait pas au même degré, à beaucoup près. La construc-tion dans le système atmosphérique de la majeure partie de la ligne duSouth-Devon, qui a 89 kilomètres, n’avait donné lieu qu’à 9,481,000 fr.de frais propres au système.
Il est à noter que sur la montée de Saint-Germain, on est parvenu àréduire à une somme modique les frais courants du système atmos-phérique. En 1853, on y consommait quotidiennement 4,000 kilog. dehouille, pourun parcours collectif de 75,471 mètres et une charge collec-tive qui a été en moyenne de 1,256 voitures par jour; la dépense en com-bustible était ainsi par train et par kilom. de 1 fr. 32 ; l’entretien et lasurveillance de la soupape a coûté par train et par kilom. Ofr. 416. Leprix de revient total de la traction par train et par kilom. a été de 1 f. 88.En 1854 ces frais ont été un peu aggravés, parce que le charbon a été pluscher et de qualité inférieure. La consommation quotidienne a été de4,159 kilog.; le parcours quotidien a été de 74,538 mètres, le nombrequotidien de trains de 1,233. La dépense en combustible a été par trainet par kilom. de 1 fr. 36 ; le prix de la traction par train et par kilom.est monté à Ofr. 471; les frais de traction, toujours par train et par kilom.,se sont élevés à 1 fr. 978. Voici huit années révolues que le système at-mosphérique fonctionne sur le chemin de fer Saint-Grmain, il a élevé44,000 trains sans jamais en manquer un seul. La compagnie deSaint-Germain est convaincue qu’il lui en coûterait davantage avec deslocomotives spéciales, telles qu’il les lui faudrait pour gravir la rampe.L’élévation est de 51 mètres, sur un développement de 2,200 mètres; lapente est de 35 millimètres par mètre. On peut conclure de là quesi les compagnies anglaises avaient su manier le système atmosphé-rique aussi bien que la compagnie de Saint-Germain, elles ne l’au-raient pas abandonné. Il est permis de penser que le système atmo-sphérique n’est pas encore définitivement abandonné et que, avec labaisse du prix des fers, il pourra recevoir encore des applicationsspéciales et locales, malgré les perfectionnements surprenants qu’a reçusla locomotive. Le système atmosphérique est un moyen ingénieux et sûrde donner aux tracés des chemins de fer certains avantages, de leur per-