ONZIÈME LEÇON. SOI
étendue, sur lesquels sont établis des tarifs encore plushauts et véritablement exorbitants. Tel est le canal delàDélaware à la Chésapeake, qui fait partie de la ligne decabotage intérieur, parallèle au littoral. Hâtons-nous dedire que, malgré son tarif exagéré, ou plutôt à causemême de cette exagération, ce canal ne fait pas debrillantes affaires. Voici ce tarif, tel qu’il était en vigueuren 1835 :
Briques, par tonne et par kilom.
Houille.
072
Farine.
173
Blé.
123
Porc salé.
178
Fer.
191
Tissus.
194
Bois de charpente,
par mètre cube et par kilom....
034
Enfin, comme limite extrême des tarifs américains, jeciterai celui d’un petit canal qui se trouve, à la vérité,dans une position tout à fait exceptionnelle. Placé aumilieu du vaste réseau de la navigation fluviale de l’Ouest,il a pour tributaires forcés les innombrables bateaux àvapeur qui vont et viennent entre le haut Ohio et lavallée du Mississipi. L’Ohio présente une cataracte aumilieu de son cours, à Louisville ; c’est le seul obstacleque l’on rencontre sur une navigation de 3,200 kilom.,de Pittsburg au golfe du Mexique. On a creusé un canal,qui n’a d’ailleurs que 3,200 mètres, pour tourner la cata-racte. La compagnie tient donc les bateaux à vapeur soussa loi. Usant de la faculté que lui accordait sa charte dedisposer du tarif à son gré, tant que ses revenus n’attein-draient pas 12 et 1/2 pour 0/0, elle l’a fixé comme ilsuit :
Les bateaux à vapeur payent, non par tonne de chargement,mais par tonne de contenance légale et par kil... 0 f. 80
Les bateaux de l’espèce des chalans, par mètrecarréde super-ficie
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