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ONZIÈME LEÇON.
marchandises de quelque valeur le parcourent d’uneextrémité à l’autre en 7 ou 6 jours et demi ; les objetsles plus communs font le voyage en 14 jours. La distanceest presque moitié moindre, de Mons à Paris ; on pour-rait donc très-bien venir de Mons à la Villette en unesemaine ou en dix jours.
Parmi tous nos canaux de France, un seul est bienentretenu, bien administré, c’est le canal du Midi. Iln’est pas de jardin qui soit d’un plus joli aspect queses rives et, ce qui est plus intéressant, le service s’y faità merveille. La compagnie est remplie de zèle ; les des-cendants de Riquet (la famille Caraman), qui en fontpartie, tiennent à honneur de soigner l’œuvre de leuraïeul ; c’est dignement entendre les devoirs de l’héritage.L’administration se recommande aussi par une sollici-tude paternelle envers ses employés ; c’est un excellentmoyen de les rendre actifs et vigilants.
À Paris même, au centre non-seulement de la civili-sation française, mais de la civilisation du monde, nousavons des canaux dont la tenue est médiocre. Sur lescanaux placés aux abords de cette belle capitale, il n’y apas de service de nuit. Sur le canal Erié les bateauxvont et viennent la nuit comme le jour ; grâces à ce soin,la circulation y est énorme ; et il le faut bien, car il y atelle écluse où il passe près de 25,000 bateaux ou trainsde bois par an (1). Rappelons qu’à cause des gelées lanavigation sur le canal Erié ne dure ordinairement quesept mois et demi. Sur le canal du Midi, le service accé-léré marche le jour et la nuit.
(1) En 1850, l’écluse dite dlexander's lock, située à 5 kilomètres en-viron à l’ouest de Schénectady, a eu 38,444 passages. L’e'cluse de Franc-fort (14 kilomètres à l’ouest d’Uticaj en a eu 40,174; l’écluse de Syra-cuse 41,170.
En 1846 il y avait eu 43,957 écluse'es au premier des points que je viensd’indiquer.
I.
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