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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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DOUZIÈME LEÇON. 529

communication perfectionnées, je veux dire la Belgique.

Cet examen ne sera pas long pour la France. Nousn’avons qu’un petit nombre de chemins, d’un dévelop-pement en général fort exigu, et dont la majeure partiene sert guère qu’au transport des voyageurs. Ainsi lespetits chemins établis aux abords de Paris, celui deSaint-Germain, les deux chemins de Versailles, le tron-çon de la ligne d’Orléans qui atteint Corbeil (c’est làtout ce qui compose quaDt à présent le réseau des che-mins de fer parisiens), ne sont encore exploités qu’en vuedes voyageurs et ne reçoivent qu’uneinsignifiante quan-tité de marchandises. Nous possédons cependant deuxchemins de fer intéressants dont la destination prin-cipale est le transport des choses bien plus que des per-sonnes, celui de Saint-Etienne à Lyon et celui d’Alais àBeaucaire. On pourrait même en nommer deux autres,le chemin de Saint-Etienne à Andrézieux, et un cheminqui n’est que le prolongement de ce dernier depuis An-drézieux jusqu’à Roanne, latéralement à la Loire. C’est,sous le rapport des chemins de fer, une triste situationque la nôtre. Espérons qu’enfin elle va changer. Toutporte à croire que, si la paix du monde n’est pas trou-blée, notre patrie possédera dans dix ans un réseau dechemins de fer aussi complet qu’aucun autre peuple (1).

A défaut de tarifs réels qui, en France, méritent d’êtrementionnés, pour la grandeur des lignes auxquelles ils

(I) L’espérance exprimée ici ne fut pas réalisée : dix ans après le mo-ment où cette leçon avait été faite, c’est-à-dire dans l’été de 1851, plu-sieurs des plus grandes lignes restaient à concéder ou à entreprendre. Rienn’était résolu encore pour l’achèvement de la ligne importante qui doitjoindre la Méditerranée à la mer du Nord. La partie de cette ligne qui est•comprise dans la vallée du Rhône, au delà de Lyon, n’était pas concédée.Ce retard des chemins de fer a été l’une des circonstances qui ont te plusindisposé le public contre l’influence que les assemblées délibérantesavaient prise dans le gouvernement de l’État. (Note de la présente édition.)

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