Buch 
Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
Entstehung
Seite
533
JPEG-Download
 

533

DOUZIÈME LEÇON.

Le dernier mode de transport est celui que le com-merce a généralement adopté.

L’expéditeur alors est astreint à faire accompagnerles marchandises. Le transport s’effectue aux risques etpérils de l’expéditeur et sous la surveillance de sonagent. L’administration n’assume la responsabilité nides avaries ni des pertes, qu’elle qu’en puisse être lacause. Le chargement et le déchargement aux stationssont aux soins de l’expéditeur.

Voilà, Messieurs, ce qui a été essayé en fait de tarif,ou pratiqué d’une manière un peu suivie, pour le trans-port des marchandises sur les chemins de fer des di-verses parties du monde. Mais, je ne saurais trop le ré-péter, nous sommes à peine au début de cette carrièreimmense et encore inconnue. Quelques personnes pen-sent, je le disais tout à l’heure, qu’un jour les cheminsde fer seront de force à lutter avantageusement contreles canaux, pour le bas prix ; et cette opinion paraîtfondée à l’égard de chemins de fer établis dans de bonnesconditions, c’est-à-dire avec des pentes modérées, quisoient disposées dans le sens de la plus grande circula-tion. Quoi qu’il en soit, la rapidité est, quant à pré-sent, le résultat le plus saillant de ce mode de| via-bilité (1).

La rapidité importe surtout aux voyageurs. Mais est-elle donc sans conséquence à l’égard des marchandises ?Non, assurément. Il y a des produits qu’on a intérêt àfaire circuler vite. En m’exprimant ainsi, j’ai en vue

(t) L’expérience adonné raison à l’opinion indiquée ici, d’après laquelleles chemins de fer pourraient lutter avec avantage contre les canaux, aupoint de vue du bon marché; c’est ce qui résulte des renseignementsconsignés dans les notes de la présente édition, et dans l’Appendice, auxleçons XII et XIII, par lequel se termine ce volume. Dans une des pre-mières leçons du second volume, je réunirai diverses autres indicationssur ce sujet. (Note de la présente édition.)