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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

II en sera sans doute de même de la plupart des compa-gnies à qui ce tarif a été assigné.

Une seule des compagnies en France a un tarifplus élevé, c’est celle de Rouen. Le pays que cetteligne traverse est notablement plus riche que le reste duterritoire. On y est habitué à voyager plus rapidement,plus commodément et plus chèrement. On a réglé le tarifd’après ces diverses circonstances. Ce tarif est ainsiconçu :

Premières places.■. Of. 125

Secondes. » 100

Troisièmes. » 075

Le prix des premières et des secondes places n’a riend’excessif; mais celui des troisièmes semble exagéré, etil n’est guère douteux que la compagnie, dont le conseilest formé de gens qui savent calculer, doive l’abaisser,quand le temps d’exploiter sera venu (1).

Il faut ajouter, pour rendre cette esquisse moins in-complète, qu’en France, au lieu d’accorder aux compa-gnies des concessions à perpétuité, les seules que l’onconnaisse en Angleterre et aux États-Unis, on a limitéleur jouissance à 99 ans; que le trésor perçoit sur lesvoyageurs un impôt fixé à un trentième du prix des pla-ces, qui est acquitté en sus des tarifs que nous venonsd’énumérer. Aucun impôt semblable n’existe aux États-Unis; mais en Angleterre il y a une taxe analogue, quiest invariablement, par tête de voyageur, et par kilom.,quel que soit le prix des places, de 0 fr. 014. Le prix dela taxe se trouve compris dans les tarifs anglais que nousavons signalés. Enfin les compagnies, en France, sont

(1) Ce tarif élevé vient d’être rabaissé au niveau commun dans l’opé-ration récente (mars 1855) qui a eu pour objet la fusion des chemins defer normands avec la ligne de l’Ouest et l’exécution des chemins bretons.

(Note de la présente édition.)