552
COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
Il nous reste à parler des tarifs belges.
Les prix des places sur les chemins de fer belges sontde beaucoup les plus bas qui aient été établis. L’adminis-tration, qui avait d’abord admis quatre sortes de places(plus tard ce nombre a été réduit à trois), percevait,avant le 20 février 1889, les prix suivants, par tète et parkilomètre :
Berlines. Of. 080
Diligences. » 063
Chars à bancs... » 042
Wagons. » 024
C’était un essai hardi. Il semblait impossible, qu’avecdes prix aussi modiques, les frais fussent couverts ; maisl’affluence des voyageurs fut telle que les recettes dépas-sèrent notablement les dépenses. Au lieu d’augmenterdans le rapport de 1 à Zi, qui s’était présenté sur beau-coup d’autres lignes, la circulation entre Bruxelles et An-vers, par exemple, s’accrut dans le rapport de 1 à 15.Cependant, à la fin de 1838, les sections les plus récem-ment ouvertes étant peu productives, l’administrations’alarma, et le 20 février suivant les prix des places fu-rent modifiés comme il suit :
commander autant de convois qu’il lui plaît, à la condition de payer 75 cen-times par kilomètre pour la première voiture, 25 pour chacune des autresqu’elle prendrait en sus.
A chaque train de voyageurs ou de marchandises, un espace e'quivalentà deux compartiments de voitures de seconde classe est mis à la dispo-sition de l’administration.
Les compagnies de chemins de fer sont soumises à diverses autresmoindres servitudes dans l’intérêt de l’administration des postes.
Elles sont tenues aussi à diverses servitudes et atténuations du tarifpour le transport des prisonniers. (Note de la présente édition .)