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TREIZIÈME LEÇON.
qu’elles n’en pouvaient contenir ; il fallait refuser dumonde. La compagnie s’est vue ainsi conduite à recher-cher les moyens de diminuer l’affluence de la 3 e classe ouplutôt de forcer ceux qui pouvaient payer davantage à seporter sur les secondes ou les premières. Elle a d’abordretranché de plusieurs convois les voitures de 3 e classe.Mais comme il en était résulté une diminution dans lesrecettes, on a dû abandonner cet expédient. Ensuite il aété réglé que le bagage des voyageurs de 3 e classe nepourrait dépasser ftO livres, tandis que le poids accordéaux voyageurs est de 60 livres pour la 2 e classe et de112 livres pour la l re . Ce moyen a eu peu de succès, parla raison qu’on porte généralement peu de bagage quandon monte en chemin de fer pour aller à peu de distance.La compagnie alors a décidé que les employés de l’admi-nistration ne toucheraient pas aux bagages des voyageursde 3 e classe, pas même pour les charger et les décharger,ainsi qu’ils doivent le faire pour les autres voyageurs. Ceprocédé, passablement brutal, n’ayant pas eu l’effet qu’onen attendait, la compagnie a pris une mesure plus déci-sive. Elle a adopté pour les voyageurs de 3 e classe une es-pèce de voitures qu’on appelle slanhopes , conversion eu-phonique du mot anglais stand np (se tenir debout). Lesvoyageurs s’y tiennent debout, eu effet. La 3 e classe devoyageurs n’en continue pas moins d’affluer sur cechemin. Et, en somme, la compagnie fait de bellesrecettes.
Cependant la voix publique s’est élevée contre lesstanhopes. On s’est récrié contre la condition imposéeaux voyageurs de se tenir dans cette position incommode.On a dit qu’on les parquait comme du bétail. A ces ré-clamations, on a répondu que l’on ne forçait personne àprendre ces places, que la grande route restait ouverte,qu’il valait mieux en somme voyager en stanhope que
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