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APPENDICE AUX LEÇONS XII ET XIII.
exemptées des frais de chargement et de déchargementqui les grèvent sur d’autres lignes. Ainsi, en somme, sontarif spécial va de pair avec celui des autres compagnies.
Le tarif de la compagnie de l’Est est combiné aussiavec beaucoup d’intelligence. Pour le bois à brûler, lapierre, les briques et les tuiles, les fourrages, le tarifest de 5 centimes. Pour le plâtre, il varie de 0 fr. 03 à0 fr. 035; pour la houille et le coke, de 0 fr. 038 à0 fr. 08. A l’égard de ces trois derniers articles le tarifest établi non d’après l’exacte distance, mais par zones ;de là les variations entre les limites que nous venons despécifier.
Les compagnies françaises, pendant la crise des subsis-tances, ont transporté les grains, les farines, les fécules,les pommes de terre, sur le pied de 5 centimes. C’étaitune concession qu’elles faisaient volontairement à unehaute convenance politique et sociale, mais elles ontéprouvé que c’était un tarif rémunérateur.
En résumé, les tarifs des chemins de fer françaispour les marchandises sont modérés et se modèrent dejour en jour. Les compagnies françaises, c’est un témoi-gnage à leur rendre hautement, se distinguent par lesystème intelligent de leur exploitation. Elles ont cher-ché du bon côté la satisfaction de leur intérêt. Elles au-raient mérité, dans plus d’une circonstance, plus deconfiance de la part du législateur et de l’administration.Souvent, en effet, on leur a trop marchandé la liberté. Lesconditions auxquelles on les a soumises, par exemple,pour l’abaissement des prix, sont des gênes qui retom-bent sur le public. Si, une compagnie, s’apercevantqu’elle s’est trompée en accordant une réduction, veuten retirer une partie, elle est tenue d’attendre un longdélai : trois mois, s’il s’agit du prix des places; un an,s’il s’agit des marchandises. C’est fait pour rendre les