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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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APPENDICE AUX LEÇONS XII ET XIII.

la plupart des lignes allemandes, tandis que les tarifsdes voyageurs étaient en général modiques. Mais, suc-cessivement, les gouvernements et les compagnies quiexploitent les chemins de fer germaniques ont atténuéleurs tarifs des marchandises, et ont provoqué ainsi l’ac-croissement de leur circulation. Les tableaux de M. Hau-checorne montrent que pendant l’exercice 1853, surla plupart des chemins de fer prussiens, le tarif moyen•n’excédait pas celui des lignes françaises. C’est le cas,par exemple, pour le chemin de la basse Silésie et de laMarche, qui a 386 kilomètres. Le tarif moyen n’y est quede 0 fr. 074. La moyenne générale, pour les chemins defer prussiens, est de 0 fr. 102. Les chemins autrichiensont également, pour la plupart, un tarif modéré. Seul,le tarif du chemin dit de l’empereur Ferdinand estélevé : il va en moyenne à 0 fr. 14.

Je passe au service des voyageurs. J’ai fait connaître(leçon XIII) les prix des places en Angleterre jusqu’en1841. On a vu combien ils étaient élevés; le voyage enchemin de fer était ainsi au-dessus de la portée du grandnombre. Un pareil état des choses ne pouvait manquerde provoquer une explosion de mécontentement chez lepeuple anglais. L’opinion fut bientôt convaincue que leschemins de fer étaient exploités d’une manière très-peuconforme à l’intérêt public. C’est dans cette pensée qu’aété écrite une brochure, qui fut publiée en 1843 à Lon-dres, et qui produisit une certaine sensation. Elle a pourtitre : Railway Reform. L’auteur montrait comment il yavait une immense force perdue à transporter des voi-tures vides, pendant que de pauvres gens cheminaientpéniblement à pied, à côté de la voie. Il disait qu’en at-tirant par des prix réduits les voyageurs qui trouventaujourd’hui les chemins de fer au-dessus de leur portée,on remplirait les voitures et aussi les caisses des compa-