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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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APPENDICE AUX LEÇONS XII ET XIII.

marché. Depuis 1843, en effet, les compagnies anglaisesont cédé à la pression de l’opinion publique, dont l’au-teur de Railway Reform avait été le fidèle interprète, entant qu’il les avait énergiquement blâmées. Le Parlementlui-même, justement ému de la manière abusive dont leschemins de fer étaient exploités par rapport à l’intérêtdu grand nombre, a provoqué un changement de sys-tème par la loi du 9 août 1846.

Cette loi, à laquelle on a soumis successivement lescompagnies, à mesure qu’elles se sont présentées devantle Parlement, soit pour obtenir la concession de li-gnes nouvelles, soit pour demander l’autorisation d’em-prunter, soit pour se fusionner, a d’abord fait disparaîtreles stanhopesdes grandes lignes, si ce n’est de toute part.Elle a pourvu d’une manière générale au transport desclasses peu aisées; elle ordonne qu’il y ait chaque jourau moins un train dans chaque sens, avec des places àraison d’un penny par mille ou 0 fr. 064 par kilomètre.La vitesse doit être d’au moins 12 milles, un peu plus de19 kilomètres, temps d’arrêt compris. Ce train doit par-courir toute l’étendue, non-seulement de la ligne princi-pale, mais encore de tous les embranchements. Les heuresde départ doivent être approuvées par le Board ofTrade ;chaque voyageur peut avoir 50 livres de bagage; le trainpeut être astreint à s’arrêtera toutes les stations ; au-des-sous de trois ans, les enfants ne payent rien; au-dessousde douze ans, ils ne payent que demi-place ; les trains dudimanche doivent être munis de voitures au prix indiquéci-dessus. Enfin, il n’est perçu aucune taxe pour le trésorpublic sur cette catégorie de voyageurs.

Cette même loi règle divers autres objets qui sonttraités dans les cahiers des charges français, tels que lafaculté du rachat par l’État et les conditions de ce ra-chat, le transport des dépêches, des troupes, l’établis-