592 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
Cette modération s’estmaintenue depuis 1844, et mêmeelle est devenue plus marquée. Il résulte des tableauxdeM. Hauchecorne, qu’en 1853, la perception moyennepar kilomètre a été de 0 fr. 0595 sur les chemins prus-siens, un peu plus faible sur l’ensemble des autres. Surle chemin de fer de l’État de Wurtemberg, elle ne vaqu’à 0 fr. 042. Des quatre grands chemins de l’empired’Autriche, celui de l’empereur Ferdinand, dont nousavons trouvé le tarif des marchandises fort élevé, estcelui sur lequel le prix moyennement perçu pour lesvoyageurs est le plus bas (0 f. 0523).
M. Hauchecorne fait remarquer avec raison que letaux moyen de la perception en Allemagne, pour lesvoyageurs, est moindre même que celui de la Belgique.
Essayons de signaler les principales conséquences éco-nomiques des changements qu’a éprouvés, depuis 1841,le régime des chemins de fer, changements qui consis-tent, d’une manière générale, dans l’adoption de prix plusmodérés. Et d’abord le résultat général, celui qui résumeet condense tous les autres, le montant des recettes, aacquis de grandes proportions. Les recettes des cheminsde fer de l’Angleterre ont été, en 1853, de 455 millionsde francs, c’était le revenu de la république française àla glorieuse époque du consulat, c’est beaucoup plusque le revenu actuel de la monarchie prussienne (1). Aumoment où nous traçons ces lignes, ces recettes doiventêtre sur le pied de 550 millions. Tout porte à penser que
(1) M. A. Moreau de Jonnès fils, dans son livre de la Prusse , son progrèspolitique et social , donne le détail du budget delà monarchie pour 1847.
Le total des recettes qui font toutjusleéquiUbreaux dépenses,
est de. 64,033,697 tb.
à quoi il faut joindre les frais de perception qui, d’après les ren-seignements donnés par fauteur, ne peuvent excéder. 20,000,000
D’où le total de. 84,033,697 tb.
Soit au change dé 3 fr. 76 cent, parthaler. 315,965,700 fr.