APPENDICE AUX LEÇONS XII ET XIII. 503les recettes des chemins de fer français ne le céderontpas, proportion gardée, à celles du Royaume-Uni. En1854, elles ont été de 196,534,808 fr., somme qu’à causede quelques omissions il faudrait porter au delà de 200millions, et cela pour une étendue qui, à la fin de l’année,n’était que de 4,676 kilomètres (1). Cette grandeur desrecettes des chemins de fer doit être attribuée pour unebonne part au développement qu’a pris le service desmarchandises, et à la grandeur constamment croissantedes recettes qui en sont provenues.
A l’origine, sur les chemins de fer anglais, sauf lespetits chemins du nord de l’Angleterre et de l’Ecossespécialement établis pour le service des houillères, lesmarchandises ne donnaient qu’un revenu accessoire. Dès1843, sur un revenu totabde 113,379,725 fr., les mar-chandises ont rendu 35,623,300 fr. , c’est-à-dire uneproportion de 31 pour 100. A partir de ce moment, laprogression du produit des marchandises a été ra-pide jusqu’en 1849. Cette année elles produisirent139,376,000 fr. sur 297,640,000 fr. soit 15,524 fr. parkilomètre, c’était 46,83 pour 100 du produit total, un1853, c’était parvenu à 238,864,750 fr. sur454,687,560 fr.soit à 52,54 pour 100 de la totalité.
En 1849, on comptait, par kilomètre de longueur duréseau du Royaume-Uni, 11,442 voyageurs; il y enavait, en 1853, 13,659.
En 1849, le revenu moyen était, par kilomètre de déve-loppement du réseau, de 33,200 fr. En 1853, c’était de37,730 fr., soit de 14 pour 100 de plus,et il faut remar-quer que les chemins de fer livrés à la circulation depuis
(I) C’est par kilom., en ne prenant pour total que 196,334,803 fr.,43,026 fr. En 1853,3e revenu kilométrique moyen avait été de 41,712 fr.,celui des chemins de fur du Royaume-Uni à été, en 1853, sensiblementmoindre, on va le voir.
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