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La monnaie / par Michel Chevalier
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Cl)UKS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.

encore en cuivre. Le pays se trouva donc sous le régimed’une monnaie avilie.

7° et 8° A peine y a-t-il lieu de faire remarquer combienl’or et l’argent ont d’aptitude à recevoir et à conserver in-définiment une empreinte délicate, ce qui est une qualitéfort désirable dans une substance qu’on veut convertir enmonnaie, et un des meilleurs moyens de la faire connaîtreet distinguer. S’il s'y joint un son clair, suigeneris , commeest le son argentin que rend une pièce d’argent en tom-bant sur un corps dur, ou une pesanteur exceptionnelle,comme celle qui appartient à l’or, le public a, par celamême, l’assurance qu’on ne pourra guère l’abuser, pourvuqu’il consacre quelque attention à l’examen de la mon-naie qu’on se livrera réciproquement.

L’or et l’argent sont donc les deux seuls métaux, lesdeux seules substances qui réunissent suffisamment lescaractères physiques ou économiques requis pour cettefonction de commune mesure et d’équivalent universel.Aussi l’histoire nous les montre-t-elle intervenantdès le commencement, presque partout, soit séparé-ment, soit ensemble, pour remplacer le troc en nature.Le patriarche Abraham achète d’Iléphron un champpour y placer la sépulture de Sara et le paye 400 siclesd’argent (1).

On rencontre dansla Genèse diverses autres mentions dela monnaie d’argent que M. Germain Garnier a soigneu-sement réunies. La civilisation dite étrusque, qui était sirecommandable, possédait de la monnaie d’argent et d’or.Les Athéniens, qui avaient des mines d’argent,monnoyaientce métal depuis les temps les plus reculés. Les Spartiates,depuis Lycurgue, n’avaient, légalement au moins, que lamonnaie de fer, mais il y alieu de croire qu’avant ce légis-

te Ge/ièse, chap. xxm, versets lo à 20.