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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
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CHAPITRE III
D'une extension qu’on a voulu récemment donner, en Angleterre, au terme demonnaie, en l’appliquant au billet de banque.
La monnaie n’est donc point un signe, c’est un corps,une substance précieuse, je ne saurais trop le redire;c’est, en même temps, unemesurecommunedes valeurs etun équivalent. Par conséquent, il faut repousser l’idéequ’ont eue quelques-uns des écrivains et des hommes d’É-lat de la Grande-Bretagne, d’étendre la qualification demonnaie à une chose qui n’en est que la représentation,fort prochaine à la vérité, communément, le billet debanque.
La question de savoir exactement ce que c’est que lamonnaie a été plus agitée en Angleterre que chez nous,dans le courant de ce siècle. La suspension du rembourse-ment en espèces de ses billets par la Banque d’Angleterre,de 1797 à 1821, en a été l’occasion constamment renais-sante pendant cette période d’un quart de siècle, et les loissuccessives qu’on a faites alors et depuis, pour régler lesconditions d’existence et les attributions de cette grandeinstitution et des autres banques, ont sans cesse donnélieu d’y revenir. Dans ces discussions, plusieurs définitionsde la monnaie se sont produites, et la plupart ont été plusou moins vicieuses, parce qu’on était sous le régime dupapier-monnaie ou sous l’impression que ce régime avaitlaissée.
Ainsi, dans les débats parlementaires de 1811 sur lecélèbre rapport du bullion committee (1), les ministres et
(1) Comité des métaux précieux. On sait que ce comité de la chambre