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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
en échange. Le diamant, au contraire, aune valeur prodi-gieuse. Tel diamant, qu’un enfant cacherait dans sa main,pourrait s’éclianger contre une montagne de hlé, contredes masses énormes de fer et de plomb, et même, quel-que valeur qu’ait l’or, contre une quantité de ce métalqui ferait la charge d’un grand nombre d’hommes ro-bustes (1).
C’est que la valeur est fixée, pour chaque objet, par lerapport de deux éléments qui sont : l’un, l’énergie du désirque les hommes ont de cet objet, ce désir étant d’ailleursaccompagné des moyens de le contenter; l’autre, la quan-tité qui s’en offre sur le marché, et la disposition des dé-tenteurs à s’en départir. Dans les sociétés civilisées où leshommes, sous l’inspiration de leurs goûts et de leurspassions, se sont créé un grand nombre de besoins qu’ilsont à cœur de satisfaire, en s’imposant même des sacrificesconsidérables, on serait fondé à dire qu’il n’y a plusaucun rapport entre la valeur des choses et leur utilité.
La loi que nous venons d’indiquer ici au sujet des causesefficientes de la valeur s’exprime ordinairement d’unemanière succincte en ces termes, que la valeur d’un objetest déterminée par le rapport entre l’offre et la demande.Nous aurons lieu de revenir sur ce point.
Le prix d’un objet ou d’un service, de toute chose enfinqui s’achète et se vend, est la valeur de cette chose spécia-lement rapportée à une substance particulière qui estcelle dont la monnaie est faite. Pour parler plus nettement,le prix d une chose est la valeur de cette chose rapportéeà un certain objet déterminé en substance et en quantité,qui est l’unité monétaire.
11 suit de là que le prix d’un objet est la quantité d’or ou
(1) Le diamant le Régent, de la valeur de six millions, s’échangeraitcontre un peu moins de 2,000 kilogrammes d’or monnayé ; ce qui, à30 kilogrammes par tête, ferait la charge de 40 hommes.