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LA MONNAIE. SECTION III, CHAPITRE II:
. librement concurrence, le prix courant sur chaque mar-ché s’éloigne assez peu, ordinairement, du prix naturel, àmoins cependant qu’il n’y ait, dans la nature des chosesou dans les lois, un obstacle à ce que de nouveaux en-trepreneurs puissent indéfiniment faire concurrence auxanciens, en se plaçant dans les mômes conditions de pro-duction (1).
L e prix rémunérateur est celui dont un producteur abesoin pour rentrer dans ses débours et obtenir, en outre,la récompense de sa peine. On rencontre aussi quelquefois,dans les traités, la dénomination de prix nécessaire qui a lemême sens. Ce sont des expressions qu’on a beaucoupemployées dans les discussions sur la liberté du com-merce. Je m’écarterais de mon sujet, si j’essayais d’exposerce qu’on en a dit des deux côtés. Je me bornerai à direici que les mots de prix rémunérateur et de prix nécessaireont été mis en avant, le plus souvent, dans le but de sou-tenir et de légitimer des prétentions contraires à l’in-térêt public.
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CHAPITRE II
Des mots de valeur et de prix dans leurs rapports avec les monnaies et les métauxprécieux qui en font la substance. — La prime, la cherté et le bon marché, parrapport à ces mêmes objets.
La différence entre la valeur et le prix est incontes-table après ce qui précède. Elle est très-saillante lorsqu’onrapporte ces mots aux monnaies ou aux métaux précieuxdont elles sont faites. Elle devient telle alors qu’on
(1) Les observations qu’on lira bientôt au sujet de la mesure de la va-leur, développeront et éclairciront ce qui est indiqué ici.