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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
gent, excellents pour la fonction de la monnaie dans leslimites d’espace et surtout de temps qu’embrasse l’im-mense majorité des transactions, ne doivent plus être re-gardés comme donnant une mesure suffisamment ap-proximative de la valeur, lorsqu’on met en regard desépoques très-distantes les unes des autres. Une mesureexacte et invariable de la valeur, si l’on pouvait la décou-vrir, rendrait service à la société. Elle serait utile pour l’a-vancement de plusieurs branches intéressantes des connais-sances humaines; pour l’appréciation d’un grand nombrede faits historiques, par exemple, elle serait d’un grandsecours. Combien de lumière serait répandue alors sur lesévolutions de l’histoire !
Mais est-il permis d’espérer la découverte d’un sembla-ble mètre ? La valeur d’une chose se détermine à chaqueinstant par la relation qui existe entre la demande et l’of-fre. Elle résulte donc d’une multitude d’éléments, tousessentiellement variables : des besoins du public consom-mateur qui n’ont rien d’absolument fixe ; de ses désirs quine se règlent pas d’après ses véritables besoins, et quidépendent de mille causes changeantes; des moyens,sujets à varier, qu’il a de satisfaire ses besoins ou ses dé-sirs. Elle est subordonnée au nombre des producteurs quise consacrent à cet objet, à l’étendue des ressources dontils disposent pour la production; elle l’esta leur intelli-gence, à leur activité, à la nature des circonstances danslesquelles ils opèrent, au succès de leurs efforts, àl’urgence de leurs besoins, qui les porte à offrir leur mar-chandise avec plus ou moins d’instance, à la vivacité dela concurrence qu’ils se font. Qui ne voit que ces diversesforces composantes, tant de la demande que de l’offre,sont en variation perpétuelle, selon les lieux et selon lestemps?
Les choses auxquelles on réussit à appliquer un étalon