LA MONNAIE. SECTION IV, CHAPITRE IV. 117
pour le faire abolir, la morale chrétienne. 11 doit dispa-raître par le seul fait du changement qu’éprouvera la va-leur du travail libre en proportion de celle du travailesclave, à mesure que la population s’accroîtra, que leshommes deviendront plus industrieux, qu’ils aurontamassé plus de capital et qu’ils sauront mieux s’en servir.11 y a lieu de croire qu’en Amérique, dans les États deDelaware, de Maryland, de Missouri et dans plusieursautres, on trouverait dès aujourd’hui de l’avantage à avoiides cultivateurs libres au lieu d’esclaves. Lorsque l’escla-vage fut aboli dans le New-Jersey, le travail libre y étaitdevenu moins coûteux que le travail esclave, après y avoirété plus cher (1). Ce n’est pas la moins intéressante des ex-périences qui démontrent que la valeur du travail est su-jette à varier.
Concluons donc que, pas plus que le blé, le travail nesaurait donner une mesure invariable de la valeur, etque, de toutes les valeurs, les métaux précieux offrentcelle qui est la plus propre à mesurer couramment lesautres.
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CHAPITRE IV
Dans quelles occasions et en quel sens il peut être bon de prendre le bléet le travail pour des mesures de la valeur.
Tenons donc pour écarté le système d’après lequel leblé ou le travail musculaire de l’homme fourniraient unétalon absolu pour la mesure des valeurs. Ce n’est pas à
(H Je renvoie sur ce point aux développements curieux qu’a donnésM. Tueker, Progress of the United States, chapitre XIII.