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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
bandon des primes prélevées au profit des souverainssur l’extraction de l’or et de l’argent ; 5° enfin la concur-rence qu’une production abondante a déterminée parmiles extracteurs, et dont l’effet a été de faire tomber la va-leur des métaux précieux, à peu de chose près, au niveaudes frais de production;
Pareillement pour le travail.
S’il est vrai qu’une partie des populations ouvrières del’Europe, celle qui habite les villes, soit, par la puissancequ’elle tire d’une meilleure éducation et d’un meilleur ou-tillage, et par la rémunération qu’elle mérite et obtient,fort au-dessus delà plupart des ouvriers de l’antiquité, ilest malheureusement certain que, jusques à ces dernierstemps, où un progrès s'est manifesté, les populations deschamps sont restées en grande majorité stationnaires, àpeu près aussi mal nourries, etpar suite médiocrement su-périeures en énergie dans le travail à leurs pareils d’il y adix-huit siècles. Elles sont souvent aussi mal outillées, carc’est l’araire romain qu’on emploie encore dans une bonnepartie des campagnes françaises. Elles sont même presqueaussi ignorantes, car, si dans leurs cœurs le sentimentchrétien aremplacô, tant bien que mal, le préjugé païen,leur esprit n’a guère reçu plus de culture, et leur forced’initiative s’est peu développée. La puissance productive deleur travail n’a donc pas beaucoup augmenté, et comme,jusques à ces derniers temps, les bras ne manquaient pas,la valeur vénale de ce même travail, estimée de même parla voie des moyennes, n’avait pu éprouver de variationbien forte.
Voilà comment les maîtres de la science économique etnotamment le plus renommé de tous, Adam Smith, sesont trouvés conduits à rapporter la valeur des métauxprécieux à celle du blé ou du travail qu’ils considéraientcomme beaucoup plus fixe, à la condition de n’estimer