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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,
(Ira de l’or dont l’arrivage sera en pure perte pour le pays,de même que le transport de l’argent au dehors. Jusqu’icila Banque a eu l’habitude d’acheter les lingots d’argentsur le pied de 4 sch. 11 */ g deniers l’once (au titre légal),elles piastres à raison de 4 sch. 9 J / 2 l’une, ce qui, auprix de la monnaie française, répond à 77 sch. 9 deniersl’once d’or (au titre légal). Quand le change baissait, etqu’il y avait des remises à faire sur le continent, la Banquevendait ses lingots d’argent ; cette vente tenait lieu d’uneexportation d’or, laissait un petit profita la Banque, et dis-pensait de l’obligation où l’on aurait été, à un momentantérieur, de changer de l’argent contre de l’or.
« Une exportation d’argent qui n’est pas appelée parlecours du change fait momentanément hausser celui-ci ;cette hausse temporaire, tant qu'elle dure, porte préjudiceà tous les commerçants qui peuvent avoir à tirer sur lecontinent afin de payer nos importations.
« Un approvisionnement d’argent à la Banque est utileà notre commerce, particulièrement pour l’Inde et laChine. Les commerçants ont souvent besoin de ce métalpour faire des remises, et seraient forcés d’en envoyerchercher sur le continent, où il leur reviendrait plus cherque si la Banque en avait à leur disposition (1). »
Cet exposé de sir Robert Peel peut se résumer en cestermes, que toute nation qui a un grand commerce exté-rieur doit tou jours avoir sous la main une réserve où lesdeux métaux figurent ; quand on se réduit à un seul, onse crée un désavantage. Puisque les hôtels des monnaiessont des centres d’attraction naturels pour les métauxprécieux, ne s’ensuit-il pas qu’il est avantageux de rendreces établissements accessibles à l’un comme à l’autre?
Dans les pays où il y a de grandes institutions comme la
(I) Séance de la chambre des Commune.-, du 20 mai 1844.